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La mobilité… pourquoi en parler?


Réaliser une bonne performance en aviron dépend de plusieurs déterminants. La faculté de se déplacer dans l’espace avec amplitude, aisance et coordination fait d’ailleurs partie des qualités athlétiques les plus sous-estimées chez les personnes qui pratiquent ce sport.

En effet, une bonne mobilité peut ouvrir la porte à de grandes améliorations chez un rameur. Être mobile, c’est posséder la capacité de se relâcher et de déplacer son corps d’une position forte à une autre, dans une séquence de mouvements et ce, avec une grande amplitude.

bassin_anteversion_retroversion

La biomécanique du mouvement de rame, la force, la vitesse ainsi que la puissance et la capacité aérobie ne peuvent pas être maximisées si on n’est pas mobile. Un bon exemple de mobilité dans le mouvement de rame est la capacité du rameur de faire une rotation antérieure du bassin (antéversion, au centre sur l’image) à l’attaque, ce qui requiert la faculté de placer sa colonne vertébrale en position neutre en position assise. Si on ne peut pas faire cette antéversion, on se limite à maintenir une position courbée au niveau lombaire et probablement au niveau thoracique également. Le résultat du maintien d’une telle posture (à gauche sur la photo ci-bas) est une amplitude de mouvement efficace plus courte et une position à risque élevé de blessures puisqu’elle met trop de pression sur la colonne vertébrale, particulièrement dans sa portion lombaire. En revanche, une colonne neutre est sécuritaire et forte, mais aussi plus longue, ce qui permet une amplitude de mouvement plus efficace. Dans un mouvement de rame en aviron, la longueur du levier est essentielle quant au couple de force produit. Avec une simple correction, on peut donc créer une position plus forte et plus sécuritaire.

Lorsqu’on rame, le relâchement est important pour la phase du retour, mais également pour la phase de propulsion. La capacité de se positionner sans contrainte pendant le retour va permettre de se préparer pour l’attaque (prise de pression) sans gaspiller d’énergie. La séquence de propulsion, similaire à certains mouvements olympiques en haltérophilie tel que l’arrachée (snatch) ou l’épaulée (clean) demande un certain relâchement pour recruter les chaines musculaires fortes en parfait synchronisme et ainsi éviter tout interruption de la chaine kinesthésique la plus efficace.

La mobilité est extrêmement importante dans l’exécution d’un mouvement complexe comme la rame et pendant longtemps, on y faisait référence seulement pour faire la prévention des blessures, mais il faut aller plus loin. En intégrant des exercices de mobilité dans notre routine régulière d’entrainement, on améliorera nos performances. Ça n’arrivera pas du jour au lendemain car il faut y mettre le temps et l’énergie pour régler certaines pathologies associées, entre autre à la colonne, aux hanches, aux chevilles ou aux épaules causées par nos activités sédentaires journalières comme être assis pendant des heures devant un écran. Combien d’heures êtes vous assis pendant une journée régulière de travail? Nous vous suggérons d’y intégrer des petites pauses pour vous lever et bouger. Les exercices proposés dans les cours CardioRame+ sont faciles à reproduire au travail et ne prennent que quelques minutes à réaliser. Pour en connaitre d’avantage sur la mobilité, consultez les site mobilitywod.com et themovementfix.com. Bien sur, continuez à consulter le blogue CardioRame.com.

Déplacez-vous comme une ballerine, tirer votre charge comme un haltérophile olympique. Ne luttez pas contre vous-même, soyez écolo avec vous même et sauvez de l’énergie! Vos investissements aujourd’hui vous rapporterons beaucoup plus tard.

Écrit par:
Vincent Côté

Vincent Côté

2 septembre 2015


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